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The New PIxel

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A VOUS DE JOUER !


[TEST] Skylard And Plux Adventure On Cover Island :

Publié par Paul Dimajo sur 2 Juin 2017, 12:17pm

Catégories : #TEST

[TEST] Skylard And Plux Adventure On Cover Island :

Souvent montré comme un des derniers bastions de l'innovation ludique, le jeu indépendant s'est créé une place de choix. Il apparaît désormais comme une alternative originale et rafraîchissante à des triples A devenus génériques. Néanmoins, certains indépendants ne tirent pas parti de leur liberté créative, préférant copier des séries de jeux à succès. Chose que fait Skylard and Plux.

Le grappin de Skylard and Plux n'est pas sans rappeler celui de Ratchet and Clank.

Le grappin de Skylard and Plux n'est pas sans rappeler celui de Ratchet and Clank.

Ratchet et Plux :

Dès les premières secondes de jeu surgit dans l'esprit du joueur un sentiment de déjà vu saisissant. L'impression d'avoir déjà pratiqué ce jeu nous assiège rapidement. Et la raison à cela est simple ! Notre cher titre indépendant s'inspire allègrement de la célébrissime série Ratchet Et Clank. Tellement en fait que ça en devient troublant. Dans le fond comme dans la forme, le titre fait écho l'œuvre d'Insomniac Games. On y retrouve un univers coloré et décalé menacé par un méchant très méchant qui veut tout anéantir. Heureusement, deux valeureux héros pleins d'humour vont tenter de le sauver de la destruction. Leur nom ? Skylard and Plux. Skylard est une chatte dont la profession de voleur l'a menée dans un beau pétrin. Après s'être échappée de la station spatiale dans laquelle le grand méchant du jeu la retient, elle s'échoue sur une planète ou elle rencontre Plux, un pigeon fort rigolo, enfin, en théorie. Ce duo rappelle inévitablement le tandem formé par notre Lombax préféré et son ami le robot. Les similitudes sont d'autant plus frappantes que Skylard, le personnage principal de l'aventure est un félin, à l'instar de Ratchet. Les deux protagonistes arborent des designs similaires voire presque identiques. Et cela va encore plus loin ! Car la palette de coup et d'animations de notre avatar est sensiblement la même que celle de Ratchet. Pour se défaire de nos assaillants, on dispose donc de deux types de coups : un primaire qui inflige des dégâts à un seul ennemi, et une attaque plus puissante durant laquelle notre personnage tournoie sur lui-même pour terrasser d'un seul coup plusieurs adversaires. 

Pour l'aider dans son périple, Skylard récupère au fil de l'aventure plusieurs gadgets. Le premier est un bras surpuissant qui lui permet d'infliger des attaques, mais aussi de déployer un grappin qu'elle peut harnacher à des sphères flottantes colorées au-dessus du vide. Avec celui-ci, elle peut attirer à elle des plateformes lointaines ou encore traverser des précipices pour atteindre des zones éloignées. Un jetpack, un aimant et un outil permettant de ralentir le temps complètent l'arsenal en cours de route. Le début du jeu propose des phases de plateforme assez génériques portées par un gameplay qui l'est tout autant puisqu'il est plagié sur Ratchet and Clank. Oui, plagié, le mot est lâché ! Inutile de le cacher, Skylard and Plux est assez pauvre d'inventivité. Il se contente de reprendre à son compte des mécaniques et un univers connu et reconnu pour les travestir. Il en modifie quelque peu l'apparence pour l'adapter à son moule, et la balance aux consommateurs tel quel. Décevant. Car ce qui aurait pu être une œuvre hommage devient alors un Ratchet and Clank bis de moyenne facture.

[TEST] Skylard And Plux Adventure On Cover Island :
[TEST] Skylard And Plux Adventure On Cover Island :[TEST] Skylard And Plux Adventure On Cover Island :

L'habit ne fait pas le moine :

Malgré tout, le titre est plutôt joli. Ses environnements colorés et joyeux sont assez séduisants. Mais cela ne rattrape pas totalement un ensemble très moyen. D'autant qu'en plus de proposer des mécaniques réchauffées, il manque de renouveau sur la longueur. Ainsi, même si les panoramas sont diversifiés, le bestiaire, lui, est assez rébarbatif. Le joueur ne croise en tout et pour tout que trois types d'adversaires différents au cours de son voyage. Un défaut regrettable, d'autant que l'expérience est concise. Trois petites heures suffisent à atteindre le générique de fin. Et apporter un renouveau constant sur un si court laps de temps ne relève pas non plus de l'exploit. Pour couronner le tout, le titre s'achève de manière très frustrante, car c'est alors qu'il commence à proposer des puzzles assez sympas, poussant le joueur à utiliser ses gadgets à bon escient, que l'aventure s'achève. C'est alors que le jeu commence tout juste à développer des idées originales, à cultiver sa propre identité qu'il se clôt sur combat final d'une simplicité déroutante. Une conclusion fade, à l'image du reste du jeu. Et comme si sa carence d'originalité ne suffisait pas, le titre trouve le moyen d'ajouter au cahier des doléances de superbes tares techniques. On se retrouve régulièrement avec des chutes de frame-rate aussi vertigineuses qu'inexpliquées. L'élève est donc bien loin d'égaler le maître. Malgré de véritables efforts pour lui ressembler comme deux gouttes d'eau, Skylard and Plux n'atteint pas le prestige de son modèle. Comme quoi, l'habit ne fait as le moine !

[TEST] Skylard And Plux Adventure On Cover Island :

Conclusion :

L'univers est coloré et plutôt joli, c'est indéniable ! Mais le jeu ne mérite pas ses quinze euros. Entre ses phases de plateforme génériques, ses bugs techniques et sa durée de vie famélique, il s'impose comme un triste ersatz de Ratchet And Clank. Une œuvre dispensable qui mérite à peine la moyenne.

10/20

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