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The New PIxel

The New PIxel

A VOUS DE JOUER !


[TEST] The Last Guardian.

Publié par Dimajo Paul sur 18 Décembre 2016, 20:13pm

Catégories : #TEST

[TEST] The Last Guardian.

Après un peu plus de huit années de développement Fumito Ueda nous livre enfin son ultime poème ludique. L'heure tant attendue du verdict est enfin arrivée!

[TEST] The Last Guardian.

"Tout n'est qu'ordre et beauté, luxe calme et volupté "

 

Annoncé à l'E3 2009 puis sans cesse repoussé, la sortie de The Last Guardian tient finalement du miracle. Il est vrai que le titre a su se faire désirerdistillant au compte goutte les informations à son sujet, multipliant les absences, jouant au serpent médiatique durant de longues années. Si bien que l'on commençait sérieusement à douter de la viabilité du projet. À Tord ! Puisque contre toute attente et malgré une gestation assez trouble le titre a finit par trouver le chemin de nos consoles pour un résultat assez mitigé. 
 

Les amateurs de Ueda ne seront pas dépaysés cependant et se laisseront immédiatement séduire par l'esthétique lyrique propre au créateur de Ico et Shadow of The Colosus. Principal atout du jeu, sa direction artistique est soignée proposant un ravissement constant. Le titre porte en lui une véritable essence poétique qui transporte le joueur dans un autre monde, un au-delà façonné de couleurs claires, lumineuses. A ce titre la colorimétrie a été savamment travaillée de façon à procurer aux décors une véritable harmonie. Beauté, calme et volupté imposent leur emprunte dans ce monde splendide magnifié par des idées de mises en scène et de sound design merveilleuses. L'esthétique générale de l'univers portée par un cell-shading de qualité est tout bonnement épatante. Si bien travaillée que certains éléments très simples, en apparence anodins comme le son délicat d'un bruissement de feuilles d'arbre ou la magnificence des reflets de soleil sur le plumage de Trico ondulant au gré des bourrasques suffisent a susciter l'émotion. Le concept même du jeu a de quoi toucher puisqu'il propose de suivre les péripéties d'un jeune enfant qui se réveille perdu dans une mystérieuse cité/temple aux cotés d'une étrange et gigantesque créature. Deux personnages assez opposés par leur nature -Homme/bête- et par leur taille, qui finissent par s'appréhender, se comprendre et tisser des liens indéfectibles au fil de leurs péripéties.

[TEST] The Last Guardian.[TEST] The Last Guardian.

Le Garçon et la bête :

 

Piégé dans un lieu mystérieux appelé, le nid, le jeune garçon, avec l'aide de son pendant animal, se voit contraint d'escalader  la plus haute tour de la cité sacrée pour s'échapper.Votre ascension sera rythmée par divers puzzles et ponctuée de phases de plateforme qui vous poussent à mettre à profit votre complicité avec la bête et a tirer intelligemment partit du contraste de taille qui vous oppose pour progresser. Vous faites figure de maître et pouvez ordonner à Tricot d'exécuter diverses actions tel que vous porter -car il est possible de le chevaucher et d'escalader son plumage- sauter par-dessus un mur trop élevé ou encore vous servir de passerelle jusqu'à une plateforme autrement inaccessible. Les « énigmes » sont, dans l'ensemble, bien pensées, assez gratifiantes, même si elles tendent toutes à aboutir au même résultat à savoir : Ouvrir des portes. Elles nous poussent à ruser, à être astucieux. Donc jusque-là, le bilan est assez optimiste. Hélas, les choses finissent par se gâter quand apparaissent des soucis de jouabilité rédhibitoire. Car très vite, on se retrouve affligés de placements de caméra complétement hasardeux qui cessent parfois de cadrer votre personnage, préférant rester figés sur une partie de décor ou à l'intérieur d'une texture. Chose pénalisante pour certains sauts. L'autre souci majeur du jeu réside dans les mécaniques d'interaction avec Trico. Sur ce point, la jouabilité connaît de nombreuses difficultés, car bien souvent la créature restera inactive suite à un ordre de votre part. Il faudra alors répéter de multiples fois l'opération, jusqu'à ce que Trico daigne bien vouloir obéir, chose qui peut parfois prendre une dizaine voir une quinzaine de minutes. Si bien que parfois, on ne sait pas si notre compagnon ne veut pas faire une action parce qu'il bug ou parce que l'emprunt de ce chemin n'est pas prévu par le level-design. À cause de cela, on peut se retrouver à tourner en rond durant de longues minutes, a chercher une autre solution, pensant qu'on s'est trompé alors qu'on avait la solution depuis le début et que la seule chose qui nous empêchait d'avancer était l'intelligence artificielle laborieuse de notre ami. C'est très rageant et dérangeant pour un titre qui axe son gameplay et sa portée émotionnelle sur la relation entre les deux personnages, car au lieu de s'attendrir complément et de tisser des liens forts, on se surprend à rager contre notre acolyte, et même , cas extrême, à l'insulter.

C'est vraiment frustrant, car sans ce problème majeur le titre pourrait être un vrai chef d'œuvre, car l'animal qui nous accompagne demeure attachant. Impossible de ne pas ressentir de l'affection face à ses yeux expressifs qui témoignent une véritable émotion, face à cette bête qui nous rattrape à la moindre défaillance, qui veille sur nous et nous protège lorsque les samurais protecteurs du temple tentent de nous enlever. Quand il ne fait pas le têtu, lors de ses quelques moments de grâce, on se laisse toucher par cette relation. Alors que l'on caresse Tricto, qu'on lui retire les pieux que lui ont infligés nos ennemis, on s'émeut, on l'aime. Ce qui rend 'autant plus rageants les divers heurts techniques. En outre, l'aventure offre des panoramas et situations assez variées. Elle comprend d'ailleurs de multiples phases spectaculaires ou, solidement cramponné à Trico, on s'échappe in extremis de tours, de ponts en train de s'effondrer. Chose qui insuffle du dynamisme à l'action.

En cas de chute Trico est là pour vous rattraper !

En cas de chute Trico est là pour vous rattraper !

Conclusion : 

Finalement, The Last Guardian porte les stigmates d'un développement difficile. Il ne s'en sort pas indemne et c'est bien dommage, car ses défauts assez rageants le restreignent au rang de bon jeu alors qu'il aurait pu sans cela atteindre le statut tant espéré de chef d'œuvre. Mais ses qualités nombreuses et indéniables se trouvent hélas tempérées par des problèmes difficiles à occulter. Frustrant!

 

15/20

Version test fournie par l'éditeur.

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