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The New PIxel

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A VOUS DE JOUER !


[Test] Rocketbirds 2 : Evolution.

Publié par Dimajo Paul sur 4 Mai 2016, 16:36pm

Catégories : #TEST

[Test] Rocketbirds 2 : Evolution.

Petit jeu indépendant aux ambitions modestes, Rocketbirds 2 : évolution nous propose une expérience singulière et divertissante bien qu’imparfaite.

"Say hello to my little friend" déclare le boss de ce niveau. Une sympathique référence à Scarface.

"Say hello to my little friend" déclare le boss de ce niveau. Une sympathique référence à Scarface.

L’Envol Du Succès :

Initialement disponible sous forme de jeu flash, Rocketbirds premier du nom était parvenu à s’attirer les faveurs d’un petit noyau de fans. Fort de cette notoriété, les développeurs avaient ensuite eu l’occasion de porter leur création sur Ps3 et PsVita. Devant un nouvel accueil enthousiaste du public et face à des critiques journalistiques globalement sympathiques les créateurs de cet atypique jeu indé ont mis en chantier la suite. Ce qui donne aujourd’hui naissance à Rocketbirds 2 : évolution. Mais au final Rocketbirds c’est quoi ? Qu’est-ce qui lui vaut ce petit succès ?

Eh bien sa popularité, il la doit à un esprit atypique qui sait séduire. Concrètement, cette production ressemble à une sorte de mixte incongru entre le film Inglourious Basterds et Chicken Little, ce qui promulgue aux joueurs une expérience particulière à l’ambiance singulière. L’histoire met aux prises un super soldat poulet (d’où la référence à chicken little) et un pingouin nommé Il Putnick, leader déjanté d’une dictature influencée par les régimes autoritaires nazis et chinois communiste. Ce sont des pingouins vêtus d’uniformes semblables aux habits SS qui forment les rangs ennemis. Le look insolite de nos antagonistes prête à rire, instaurant une dimension absurde aussi marrante que rafraichissante. Bien entendu au cours de notre aventure nous nous retrouvons souvent confrontés à ces adversaires qui périssentt sous les tirs nourris de notre protagoniste. Ces derniers explosent à leur trépas en un feu d’artifice de sang et de plumes, ne laissant derrière eux guère plus que quelques items utiles à notre progression. Cette violence aussi exagérée que délirée sur des opposants affublés d’uniformes de pseudos nazis rappelle Inglourious Basterds et ses gunfights aussi fun que sanglants. Afin de poursuivre dans cette veine loufoque, les développeurs ont également mis en place un scénario délicieusement nimportnawak. Par exemple, le plan « maléfique » du Grand méchant consiste à transformer les poulets en poulets rôtis qu’il exporte ensuite vers une destination mystérieuse. Ajoutez à cela un humour très marqué composé de quelques références filmiques et de sous-entendus grivois, des doublages anglais rigolos et des graphismes façon cartoon plutôt réussis et vous aurez un aperçu de l’ambiance qui règne dans les différents niveaux du jeu.

[Test] Rocketbirds 2 : Evolution.
[Test] Rocketbirds 2 : Evolution.[Test] Rocketbirds 2 : Evolution.

Du Plomb Dans L’aille :

L’aventure est composée de six niveaux ouverts explorables à volonté, pour peu que l’on parvienne à déverrouiller toutes les portes qui nous barrent la route en résolvant de pseudo « phases de réflexion » qui nous poussent à tirer parti de nos gadgets pour arriver à nos fins. Si le montant des lieux à traverser est peu élevé, les ambiances proposées par ceux-ci sont, quant à elles, plutôt variées, nous proposant des panoramas assez diversifiés et réussis nous menant de l’exploration d’une base secrète plongée dans une jungle épaisse à des pérégrinations dans les fonds marins. Le suivant une présentation en 2D avec une impression de profondeur.

Bien entendu, les différentes infrastructures ennemies sont peuplées des maléfiques troupes de soldats pingouins de Il Putzki. Troupes qu’il faut éradiquer à l’aide d’un arsenal relativement diversifié que l’on étoffe au fil de nos pérégrinations dans les divers bâtiments. En effet, le jeu regorge d’armes cachées, ce qui nous pousse à l’exploration. Au niveau gameplay les commandes sont assez faciles à prendre en main : on saute/double saute avec X, on tire avec R2, on vise en orientant le joystick gauche dans la direction adéquat, et on se déplace avec le droit. Au départ, les joutes s’avèrent assez fun. La surprise de voire nos ennemis exploser en un flot de sang et de plumes sous le coup de nos balles suffit à ravir. Mais passé le premier émoi, le charme n’opère plus, ou presque plus, et une certaine monotonie s’installe. Les gunfights manquent de dynamisme, de sensations. Ainsi les tueries se transforment peu à peu en quelque chose de mécanique : on avance, on tire, on éradique, l’hémoglobine coule à flot et on recommence. Heureusement la bande-son rock du jeu apporte de l'entrain à ces phases et les divers Boos-fight qui ponctuent notre progression viennent également apporter un soupçon de piment en nous proposant des affrontements un peu plus soutenus, difficiles mettant davantage nos réflexes à l’épreuve que les combats usuels. Cependant les réflexes ne suffisent parfois pas à s’en sortir puisque le gameplay est finalement assez brouillon. Déjà, le système de visée n’est pas très pratique ni très précis nous poussant à canarder tout ce qui nous entoure sans forme de discernement. Ensuite, certaines actions en apparence anodines, tel que les sauts, se révèlent être laborieuses, la faute à des commandes parfois imprécises. Le tout n’empêche pas totalement d’apprécier le jeu, mais le cantonne au simple statut de petit divertissement sympa.

Cependant, ceux qui adhèrent complètement peuvent rallonger leur expérience en se lançant dans le mode multijoueur intitulé « sauvetage » qui propose aux joueurs de prendre part ensemble à diverses missions. Ceux qui ont l’âme compétitive trouveront également leur compte puisque ce mode met à disposition une arène pour dédiée au PVP. Un ajout plutôt sympa, d’autant qu’il peut se pratiquer aussi bien en ligne qu’en local.

Lorsqu'ils collaborent les joueurs peuvent se porter les uns les autres de façon à ce qu'un d'entre eux gèrent les déplacements tandis que ceux sur son dos canardent allégrement tous les opposants.

Lorsqu'ils collaborent les joueurs peuvent se porter les uns les autres de façon à ce qu'un d'entre eux gèrent les déplacements tandis que ceux sur son dos canardent allégrement tous les opposants.

Conclusion :

Au finale, le jeu est plutôt sympa. Son esprit très second degrés couplé à son ambiance sympa parviennent à séduire malgré quelques défauts qui gâtent un peu l’amusement tel que la maniabilité parfois approximative et les phases de shoot un poil rébarbatives. Bien que trop courte et imparfaite, l'expérience est appréciable : divertissante et sans prise de tête.

[Test] Rocketbirds 2 : Evolution.

VERSION DU JEU FOURNIE PAR L'EDITEUR POUR LE TEST.

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