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The New PIxel

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A VOUS DE JOUER !


[TEST] Dead Rising 3

Publié par Paul Dimajo sur 16 Juillet 2015, 15:21pm

Catégories : #TEST

[TEST] Dead Rising 3

En étant l’une des premières exclusivités de la Xbox One, Dead Rising 3 assume la lourde tâche de porte-étendard de la petite dernière de Microsoft. Miser sur des morts-vivants pour lancer la vie d’une console est-il une bonne idée ? Oui et non, car si ce paroxysme s’avère payant, il montre aussi des limites.

Voilà le genre d'accoutrements que l'on peut vêtir dans Dead Rinsing 3.

Voilà le genre d'accoutrements que l'on peut vêtir dans Dead Rinsing 3.

Un contexte mortel :

Une épidémie s'est abattue sur la ville de Los Santos – adaptation très libre de la cité de Los Angeles. Cette épidémie transforme la population en des en monstres avides de chair humaine. Dans ce territoire dévasté subsiste quelques survivants n’ayant pas encore étés contaminés. Seulement ceux-ci sont confrontés à un problème de taille : la ville a été mise en quarantaine par l’armée. Une armée dont les dirigeants semblent corrompus. Le joueur incarne Nick Ramos, un garagiste qui possède des compétences en bricolages qui s’avéreront très utiles pour la suite des événements. Son but : quitter la ville dans les sept jours, car au bout de ce délai la ville sera complètement rasée de la carte par un bombardement dévastateur. Notre épopée sera donc rythmée par un chronomètre – qui nous laissera sept jours in-game - et il faudra avoir achevé les missions principales avant que celui-ci n'arrive à échéance.

Une histoire relativement courte dont l’écriture ne relève pas du génie tant ses fondements sont basiques et ses acteurs caricaturaux. C'est scénario très série B voir Z complètement assumé qui ravira tous les amateurs de zombies. En effet, ce titre est surtout fait pour les féru du genre qui trouveront plaisir à évoluer dans cet environnement et cette atmosphère qui rappellent celle des films de John Romero.

Accompagnez les PNJ auxquels vous portez secours dans des zones sures. Après avoir effectué cette tache, ceux-ci seront enregistrés sur une liste. Vous pourrez ensuite, en passant par cette liste,sélectionner un survivant à tous moment pour qu'il vous accompagne.

Accompagnez les PNJ auxquels vous portez secours dans des zones sures. Après avoir effectué cette tache, ceux-ci seront enregistrés sur une liste. Vous pourrez ensuite, en passant par cette liste,sélectionner un survivant à tous moment pour qu'il vous accompagne.

Zombien travaillé l’ambiance !

Ce qui frappe d’emblée, c’est le nombre phénoménal de zombies qui sont affichés en même temps à l’écran. On se retrouve confronté à des hordes de mots-vivants d’une densité incroyable. On n’avait rarement vu ça dans un jeu vidéo auparavant... Ceci nous immerge directement dans l'univers et pose une ambiance post-apocalyptique particulièrement prenante. On s’y croirait ! D’autant que les décors n’ont pas étés négligés : voitures accidentées autoroutes bloquées et rues dévastées, tout a été pensé pour toucher les fans. On se croirait dans 28 Jours Plus Tard et autres Walking Dead.

Un monde ouvert d’une taille raisonnable que l’on peut explorer en profondeur. Une grande partie des bâtiments qui constituent les décors sont visitables. La encore le travail n’a pas été bâclé, car ce ne sont pas ici des bâtisses vides de sens dont nous parlons. Non, dans la plupart d’entre elles, nous pouvons glaner des ressources, artefacts et autres objets cachés. On note également une belle évolution de la série, car nos pérégrinations ne seront jamais – ou presque- entravées par des temps de chargement. Un aspect particulièrement appréciable pour qui a joué au premier volet qui était ponctué de loading long et fréquent.

Cet univers foisonnant de possibilités nous offre diverses activités. Tout d’abord, il y a bien entendu l’histoire principale, mais aussi une multitude de quêtes annexes. Des missions secondaires originales qui vous emmèneront à la rencontre de personnages complètements loufoques comme ce stéréotype du Geek qui veut que vous lui montriez comment il pourrait tuer des zombies comme dans ces RPG favori. Ou encore cette fashion victime drapée d’une robe faite de morceaux de viande - ce qui n’est pas sans rappeler celle de Lady Gaga - qui veut que vous l’accompagniez faire du shoping. Toute une galerie de protagonistes atypiques qui vous fera bien marrer. En récompense, à la fin de ces missions, vous obtiendrez points d’expériences et des armes. Un PNJ auquel vous avez accordé votre aide pourra également vous confier des clefs permettant de déverrouiller de nouveaux bâtiments tels que l’armurerie du commissariat par exemple. Enfin, sur notre route, il n’est pas rare de rencontrer des survivants luttant contre les assauts de légions de créatures d’outre tombe. On peut donc les aider ou alors passer notre chemin et les abandonner à leur triste sort. Cependant, cette activité, si elle est amusante les deux ou trois premières fois, s’avère vite fastidieuse. En plus, on n’en tire aucune récompense.

[TEST] Dead Rising 3[TEST] Dead Rising 3
[TEST] Dead Rising 3[TEST] Dead Rising 3

Utiliser la lame et le fusil pour rassembler à neuf les rues infestées :

Afin de vous frayer un chemin au milieu des cohortes de créatures du mal qui envahissent les rues de Los Santos un arsenal hétéroclite est mis à notre disposition. On a donc le loisir d’exterminer des bouffeurs de chairs à l’aide d’une multitude d’armes contondantes - tels que des sabres et autres couteaux – et d’armes à feux – pistolets, mitrailleuses et autres fusils à pompe. Cependant, si cet équipement s’avère suffisant pour venir à bout des monstres de base, il montre vite ses limites lorsque l’on s’attaque à des ennemis plus puissants tels que des boss. Le joueur a donc la possibilité d’améliorer son armement. Pour cela, il lui est nécessaire de trouver les multiples plans disséminés dans toute la ville. En récupérant ceux-ci ainsi que des matériaux spécifiques - dont la liste est indiqué sur les plans- il vous sera possible de combiner divers éléments présents dans votre inventaire. Ce qui permet de mettre au point un panel d’arme aussi loufoque que diversifiée allant du fusil lançant des godes michet à l’épée enflammé. Indéniablement un des aspects les plus fun du jeu.

Ainsi équipé, vous serez fin prêt à aller défourailler les suppôts maléfiques qui abondent dans les rues. Des affrontements qui se révéleront terriblement jubilatoires – durant les premières heures tout du moins- pour les amoureux de cet univers. On prend alors un grand plaisir à démembrer les créatures avides de chair. Chaque décapitation et arrachage de bras est suivi d’une effusion de sang particulièrement fun. Une action décomplexée et outrancière qui se révélera être un parfait défouloir. Tout cela s’effectuant sans trop de difficultés. En effet, il est très rare de trépasser sous les assauts de ses opposants, les joutes se révélant assez aisés. L’enjeu du titre n’étant pas, malgré son statut de jeu horrifique, d’effrayer le joueur ni de lui proposer un challenge élevé. L’ambition de Dead Rising 3 est de faire ressortir l’aspect cool de la culture Zombie.

L'ourson en peluche fait office de tourelle automatique. Muni de deux armes lourdes, il arrose dûment les zombies.

L'ourson en peluche fait office de tourelle automatique. Muni de deux armes lourdes, il arrose dûment les zombies.

Cependant passé les premières heures de jeu, on commence à ressentir une certaine lassitude. Une lassitude due en grande partie à la répétitivité des combats. Le gameplay lors des joutes s’avère très (tops) rudimentaire. Lorsque vous êtes muni d’armes à la main, vous ne pouvez porter que deux coups : un puissant qui balaye une large zone, et autre moins violent et plus ciblé. Et ça ne s’arrange pas lorsque l’on utilise des armes à feu, car la visée de celle-ci est vraiment trop approximative et les sensations de jeu ne sont pas non plus toujours au top. Les gunfights ne sont donc pas folichons. On note également un certain manque d’ergonomie dans certaines mécaniques. Notamment au niveau du bouton B – ou O selon la console – qui sert à effectuer de trop nombreuses taches tel que récupérer armes, matériaux, nourriture – qui une fois ingurgité régénère votre vie – et à monter dans une voitures. Du coup, quelques fois de nombreuses possibilités d’interaction se chevauchent. Ainsi, au lieu d’attraper une arme, on peut se retrouver à saisir un élément que l’on ne désirait pas et qui traînait à proximité de l’élément convoité. Ces imprécisions, on les rencontre également lorsque l’on veut emprunter un véhicule. Il arrive souvent d’attraper un objet proche de nous alors que l’on voulait au départ rentrer dans la voiture. La touche étant la même pour les deux actions, cela transforme certaines phases d’une simplicité enfantine en un capharnaüm confus et terriblement laborieux. Dommage, car cela s’avère vraiment agaçant.

Mais notre équipement ne fait pas tout, pour survivre, il faut aussi améliorer les compétences de notre personnage. Pour cela, il vous suffit d’effectuer des missions – à l’issus desquels des points d’exp seront attribués- ou tout simplement de tuer des morts vivants, chaque kill nous octroyant quelques points déspensables dans l’arbre de compétence du jeu. Un arbre de compétence qui permet de transformer son protagoniste en véritable mastodonte invincible.

Un arbre de compétences est mis à notre disposition pour d'améliorer les attributs de notre personnage.

Un arbre de compétences est mis à notre disposition pour d'améliorer les attributs de notre personnage.

Fast and Furious :

Pour arpenter les ruelles de Los Santos, il vous faudra vous procurer des véhicules. Ceux-ci sont présents en quantité très limitée, il faut donc en prendre soin. Afin de les rendre plus résistants, il sera possible – avec un système similaire à celui des armes combos – de les combiner entre eux afin de créer de véritables voitures blindées équipées de multiples armes qui en feront voir de toutes les couleurs aux monstres décrépits. Cependant, il ne faut pas se fier à l’aspect indestructible de ces derniers car vos moyens de transports, aussi améliorés soit-ils, sont très vulnérables aux chocs et aux assauts de la horde.

Même en véhicule, il n'est pas aisé de se déplacer au travers les rues de la ville.

Même en véhicule, il n'est pas aisé de se déplacer au travers les rues de la ville.

Conclusion :

En définitive Dead Rising 3 est un jeu de zombie fait par des fans de zombies pour les fans de zombies. Le titre fait dans la surenchère constante. On peu saper Nick Ramos de vêtements ridicules comme des jupes et autres têtes de Légo pour aller défourailler un nombre incalculable de rivaux au cerveau décrépit avec des armes aussi improbables que des lanceurs de glace en forme de pénis. Les possibilités et activités sont innombrables. Tout un monde à expérimenter ! Cependant, une multitude de défauts vient gâter le plaisir. Mais rien de trop rédhibitoire pour qui apprécie ce genre d’univers. Un bon délire qui fait un peu penser à un mode post-apocalyptique de Saint Row. Il manque juste d’un petit quelque chose qui aurait transcendé l’expérience.

[TEST] Dead Rising 3

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